Trajectoire de résilience en confinement

Chronique d’une cohabitation en période de crise. Épisode 3 : Marc dans le Grand Est

Dès les premiers jours du confinement, par l’intermédiaire d’un ami en commun à qui j’avais évoqué le sujet de mon projet de recherche, je fais la connaissance de Marc (ndlr : le prénom a été modifié), un jeune ingénieur en informatique qui vit en proche banlieue parisienne et travaille dans la capitale. Nous avons convenu d’un rendez-vous en visio-conférence en fin de journée, le 6 avril 2020, soit au 21ème jour du confinement en France.

Je ne le connais pas, je ne l’ai jamais rencontré, mais il a tout de même accepté de me livrer quelques anecdotes relatives à sa vie personnelle et à ses émotions. Grâce à la caméra de son ordinateur, Marc accepte de me donner accès à l’espace domestique où il vit depuis quelques jours. Il se livre, avec simplicité, sur les motivations qui l’ont poussé à quitter la région parisienne à la mi-mars. Par l’expression de ses sensibilités personnelles, il me faire part de ses réflexions sur la situation et sur sa vision de l’avenir, dévoilant ainsi un départ empreint de philosophie.

Voici donc le récit de son « exode », de Nogent-sur-Marne, près du Bois de Vincennes, à Lunéville, en Meurthe-et-Moselle.

Culture numérique et liens sociaux par le sport

Marc a 32 ans, il est célibataire et vit en région parisienne depuis deux ans et demi. Il est actuellement en colocation dans une maison en bord de Marne, à 10 minutes du centre de Paris par le RER. Avant son départ temporaire pour le confinement, il partageait ce logement d’environ 150 mètres-carrés sur deux étages, ainsi que son jardin, avec deux autres personnes : « C’est confort, c’est pour ça que j’avais fait le choix d’une colloc’ », explique-t-il. En semaine, il travaille « sur des horaires classiques », bien que ceux-ci ne soient pas fixes, et profite de son temps libre le week-end.

L’activité professionnelle de Marc l’oblige à rester, quotidiennement, assis devant l’écran d’un ordinateur. Il est « Product Designer dans une start-up parisienne ». Par le biais de cette simple présentation personnelle, Marc dévoile inconsciemment le monde auquel il appartient, celui des entreprises du numérique, celui que le chercheur Thomas Grignon explore pour analyser les significations et les représentations des mots et des pratiques qui lui sont propres. Marc appartient donc à cette génération de jeunes professionnels, majoritairement urbains, pour qui l’excellente maîtrise du numérique se conjugue avec l’adoption d’un langage technique anglicisé. D’ailleurs, je suis une allochtone de ce milieu, et c’est tant mieux, puisqu’il m’interroge. Et c’est bien là, la mission de l’ethnologue.

Cela fait donc un an que Marc travaille dans cette entreprise d’édition de logiciels spécialisée dans le traitement de l’open data et située dans le 15ème arrondissement de la capitale. Pour compenser ses dizaines d’heures de sédentarité hebdomadaire, Marc a l’habitude de courir, faire du vélo et randonner là où la région parisienne lui autorise une certaine proximité avec la nature. Le Bois de Vincennes, située entre sa colocation et son entreprise, est un repère habituel. Mais, il fréquente aussi les salles de sport, pour pratiquer la boxe et le yoga. Le jeune homme reconnaît que ces activités sportives sont largement motivées par les liens sociaux qu’ils rendent possibles. C’est pourquoi il donne la priorité aux séances partagées entre amis.

L’importance d’une implication personnelle dans le contexte de la crise

Au début de l’année 2020, Marc reconnaît ne pas avoir été affolé par les échos de la crise sanitaire en Asie. Ce sont les nouvelles en provenance d’Italie qui l’ont, dès les premiers jours de mars, poussé à adopter de nouveaux réflexes.

« J’ai commencé à prendre du gel hydro-alcoolique dans mon sac, histoire d’en avoir toujours sur moi, pour prendre les transports. Mais, je soupçonnais pas non plus la gravité… Enfin, l’ampleur que ça allait prendre derrière. »

Néanmoins, l’utilisation de ce produit n’est alors, pour lui, pas complètement nouvelle, puisque son entreprise en a toujours mis à disposition des employés qui, en entrant dans les locaux après avoir emprunté les transports en commun, peuvent se désinfecter les mains. Marc s’est donc rapidement approprié cette habitude : « C’était juste une précaution de plus. Ça n’engageait pas une grosse respon… Enfin, une grosse charge supplémentaire de réflexion sur comment je dois agir », précise-t-il.

Station de métro à Paris (Crédit Photo : SofiLayla)

Du côté de son activité professionnelle, Marc explique que la crise n’a pas, jusque-là, impacté son travail. N’utilisant que des données numériques, lui et ses collègues n’ont eu qu’à s’adapter aux conditions du télétravail.

« On a un peu plus de sollicitations de Villes ou autres, européennes et américaines, parce que, justement, comme on est dans l’open data et qu’elles cherchent à ouvrir leurs données sur le taux de morts et de malades, ben nous, ça nous fait des sujets à traiter en plus. On a une équipe, bah les “sales” (ndlr : vendeurs), justement, qui les accompagnent pour mettre en place ces portails-là, à partir de notre plateforme. […] Donc, c’est ça qu’est bien, aussi, parce que même si on n’est pas “au front”, comme certains aiment bien le dire, face à cette crise-là, on a la possibilité d’agir pour essayer de soulager certains côtés, quoi. Donc, on n’a pas l’impression de travailler en étant déconnectés de ce qui se passe autour, quoi. »

Marc semble donner une importance notable aux missions individuelles et collectives (dans le cadre de son activité professionnelle) lui permettant d’agir, à son niveau et avec ses compétences, dans le contexte de la crise. Car, pour lui, le plus dur a d’abord été d’accepter de continuer à travailler normalement pour son entreprise, alors que le reste du monde plongeait progressivement dans un chamboulement majeur. Les premiers jours, autour du 16 mars, il s’est donc interrogé sur « le besoin de choses un peu plus urgentes ou nécessaires, communautairement parlant », c’est-à-dire sur des priorités nouvelles d’un point de vue sociétal. Il reconnaît s’être posé des « questions existentielles » sur la façon dont le monde allait se sortir de la crise.

« Je ne travaille pas directement sur le sujet, mais le fait de maintenir à jour un outil qui peut servir dans des cas comme… enfin, qui sert dans des cas comme ça, justement, même si c’est pas nous directement qui l’utilisons, mais on le met à disposition… C’est… je pense que si j’avais été designer dans une boîte aux sujets de traitement beaucoup plus décorrelés, je pense que ça aurait été encore plus dur. »

Un exode pour échapper à la solitude

À l’annonce de la mise en place du confinement à l’échelle nationale, Marc avoue avoir ressenti « un très gros stress » alors qu’il n’avait pas pour habitude de passer beaucoup de temps chez lui, ni en semaine, ni le week-end. L’idée de devoir rester enfermé sans savoir combien de temps ce confinement pouvait durer a été difficile à accepter : « Le fait d’avancer à l’aveugle, c’est ça qu’est le plus gros coup dur », précise-t-il avant de revenir sur la chronologie des évènements.

Le week-end des 14 et 15 mars, alors que l’annonce d’un prochain confinement national prend de plus en plus de place dans les médias, Marc commence à se poser des questions sur son éventuel départ. D’abord, il sait que l’ambiance dans la maison n’est pas au beau fixe en raison de la mésentente et des tensions quotidiennes entre ses deux colocataires, et qu’il va être difficile, pour lui, de télétravailler dans ces conditions. Le lundi 16 mars, il appelle une première fois sa sœur qui réside à Lunéville, à 360 kilomètres de chez lui. Celle-ci vit seule dans cette petite ville située à une vingtaine de minutes de Nancy. Il contacte également ses parents, qui résident en Vendée, et à qui il avait justement prévu de rendre visite pour la première fois depuis les fêtes de fin d’année. Tous les quatre discutent de la situation et conviennent qu’il est préférable que Marc rejoigne sa sœur plutôt que ses parents : « C’était mieux qu’on soit à deux de chaque côté », analyse-t-il. Si le jeune homme reconnaît avoir aussi pris en compte les risques liés à l’âge de ses parents, proches de la soixantaine, la question de « la solitude » devient la plus déterminante. Dans ce contexte, l’option d’un déménagement temporaire chez sa sœur apparaît ainsi comme la plus évidente.

À ce moment, par ailleurs, la question du moyen de déplacement joue un grand rôle dans la prise de décision de Marc, car sa sœur lui propose d’emblée de venir le chercher en voiture. Pour lui, en effet, pas question de prendre le train, étant donnés les risques de proximité physique. D’ailleurs, « y’avait plus de trains vers l’est », explique-t-il. Décision est donc prise : dès ce lundi 16 mars, la sœur de Marc gagne la région parisienne en voiture pour le récupérer, puis celui-ci prend la place de chauffeur pour le retour vers Lunéville. Huit heures de route pour un aller-retour express minimisant les contacts avec autrui. L’organisation de cet exode, du premier coup de téléphone à sa sœur le lundi matin, à son arrivée à Lunéville, n’aura pas duré plus d’une journée.

Le choix assumé d’un espace domestique plus spartiate

Dans ce contexte, Marc reconnaît que son départ s’est organisé « à l’arrache » mais il constate que cela ne l’a pas empêché d’emporter tout ce dont il avait besoin :

« Je savais qu’il me fallait mes affaires pour travailler. Après, j’ai prévu trois-quatre bouquins et ma liseuse, parce que ça, je sais que c’est capable de m’occuper assez longtemps. J’ai emmené trois-quatre tenues de sport et trois-quatre tenues pour être présentable au boulot et pour tous les jours. De quoi me laver, et tout, mais j’ai pas emmené plus d’affaires que ça. »

Marc emporte également, avec lui, une grande partie des réserves alimentaires qu’il avait constituées quelques jours plus tôt. En effet, son entreprise ayant fortement incité ses employés à télétravailler, le jeune homme avait prévu de manger chez lui tous les jours et de limiter ses déplacements dans les commerces.

Depuis le 16 mars, Marc vit donc avec sa sœur dans l’appartement de cette dernière. Le logement, qui comprend une chambre, un salon-salle à manger, une petite cuisine et une salle de bain, se situe à un carrefour où se croisent deux axes routiers relativement passants. Pendant l’entretien, à travers les vitres du salon, je vois d’ailleurs le ballet des voitures qui se croisent. Aussi, Marc précise que depuis ce logement, les commerçants sont accessibles à pied.

« Comme c’est un p’tit supermarché de proximité et pas un grand Leclercou autre, ben y’a pas grand monde. En fait, ce qu’on fait, c’est qu’elle y va le midi en semaine, à l’heure du déjeuner, et comme ça y’a très peu de monde. Moi, je fais les déplacements en boulangerie, pareil, le midi. Et tu vois, on croise très peu de monde. […] La boulangerie, elle est à 20 mètres, mais on essaie de prendre du pain pour six-sept jours, donc on limite au plus les sorties. On sort qu’une seule fois par semaine chacun. »

C’est la première fois, depuis leur départ de la maison familiale en Vendée, que le frère et la sœur habitent ensemble. De son point de vue, la cohabitation se passe bien. Cette proximité nouvelle leur permet, au moment de cuisiner, « d’échanger des idées » et de discuter des aléas du confinement.

« C’est pas la cohabitation qui fait qu’on en a marre. On en a plus marre de la situation en elle-même, de ce qui se passe, du fait d’être confiné, de pas savoir quand ça s’arrêtera. »

Marc dort dans le canapé du salon, qui n’est pas conçu pour se déplier en lit. Il précise :

« Moi, les conditions un peu spartiates… si je sais que c’est pas définitif pour trois-quatre ans, ça va. Et puis le canapé, c’est pas un canapé dur, j’ai pas mal au dos le matin ! »

Dans ce contexte, le jeune homme ne regrette pas son choix d’installation temporaire dans l’est de la France et relativise sa situation personnelle :

« Voilà, j’ai fait ce choix-là, c’est loin de me gâcher la vie, j’arrive à faire ce que j’ai à faire, à pas me sentir non plus désarmé face à la situation. Donc, pour moi, c’est largement suffisant pour me dire que c’est le bon choix. […] De toute façon, quel que soit l’endroit, ça reste du confinement. Le plus important, pour moi, c’est de rester dans un même espace pendant un certain temps. Donc, même si cet endroit était très, très grand, j’aurais, au bout d’un moment, l’impression de faire tout le temps la même chose. Les questions qui me viendront seront les mêmes et l’espace ne les résoudra pas forcément ! »

Pendant la journée, lui et sa sœur s’installent sur la table du salon pour travailler. « On a quand même assez grand pour pas se marcher dessus, donc c’est quand même des conditions pas dégueulasses ! », conclut-il. D’ailleurs, alors même que l’entretien n’a lieu qu’au début de la troisième semaine de confinement, Marc se projette dans une prolongation à plus long terme en avouant s’imaginer rester à Lunéville pour les « deux ou trois prochains mois ». De son point de vue, cette perspective pourrait lui permettre de « tenir ».

Marc et sa soeur se partagent la table de la salle à manger pour télétravailler en journée (Crédit Photo : Marc)

Adaptation à un nouveau rythme quotidien

Au quotidien, le rythme de Marc a connu quelques changements depuis le passage en confinement. D’abord, le jeune homme reconnaît avoir plus de mal à se lever le matin et à trouver la motivation pour faire du sport dès le début de journée. Néanmoins, il se met au travail plus tôt qu’à Paris, dès « 8h-8h30 », pour terminer également plus tôt, vers 17h. Se sentant moins efficace l’après-midi, Marc a alors prévenu son manager de ces changements.

« Parce que… on avait l’habitude que… quand tu commences à bosser à 9h-9h30, tu restes jusque dans les 18h, à peu près. »

Et il estime que l’adoption de ce nouveau rythme pourrait perdurer une fois de retour à Paris.

Par ailleurs, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce qui manque finalement le plus à Marc, depuis son départ de Paris, est l’accès à la « nature ». Pour lui qui avait l’habitude de rentrer du travail en marchant 40 minutes à travers le Bois de Vincennes, le rayon d’un kilomètre à Lunéville ne lui laisse que l’asphalte des trottoirs à portée de semelle. Pendant ses temps de loisirs, il a, néanmoins, conservé son habitude de faire du sport deux à trois heures par jour, en adaptant sa pratique :

« Je sors pas courir dans le rayon d’un kilomètre parce que ça reste de la rue, et juste un peu plus loin, c’est là qu’il y a les champs, les bois, et je me connais : si je commence à sortir, je vais dépasser le kilomètre pour me sentir un peu plus libre et je vais rentrer quatre heures après ! Donc, je préfère pas tenter le diable et du coup, je sors faire mon sport dans la cour derrière. Alors, c’est très long de courir 10 kilomètres dans une cour qui fait 20 mètres de long ! […] Après, je fais du yoga et de la muscu, donc je peux le faire en intérieur ou dehors. »

La cour arrière de l’immeuble est devenue le nouveau terrain de sport de Marc (Crédit Photo : Marc)

Marc explique aussi ce choix par la crainte de contaminer autrui, en tant qu’immigrant de la région parisienne. Le jeune homme s’impose donc des règles plus strictes que ce que la loi lui autorise en matière de pratique sportive. Cette décision vise également à se faire discret dans une ville où Marc se considère comme étranger. En ce sens, il cherche à ne pas éveiller de tensions relatives à sa présence mais n’a pas, jusque là, été confronté à ce genre de problème. Au demeurant, en plus de la limitation que lui et sa sœur se sont eux-mêmes imposés en matière de déplacements extérieurs, il constate que leurs contacts avec autrui sont extrêmement rares, voire inexistants : « Les seules interactions que j’ai, c’est les personnes qui sont en même temps que moi à la boulangerie et on est, quoi ?… Deux-trois en même temps », explique-t-il.

De la résilience à la mise en lumière de ses aspirations profondes

L’échange que Marc m’accorde en ce début de troisième semaine de confinement révèle les réflexions personnelles que le contexte de la crise et le confinement ont pu nourrir chez lui. De façon générale, il estime que la pandémie de COVID-19 est « une sorte d’épreuve » susceptible de le préparer à d’autres « qui pourraient suivre ». Craignant de voir la situation s’éterniser et que nos dirigeants politiques imposent des restrictions plus importantes de nos libertés individuelles, Marc préfère se contraindre lui-même à un isolement strict, même si celui-ci doit durer plusieurs mois. Néanmoins, s’il a modifié une partie de ses repères et de sa routine, il avoue ressentir parfois « des gros moments de lassitudes ». Son acceptation passe alors par une introspection personnelle et une résilience manifeste lorsqu’il affirme : « même si on des habitudes, elles ne sont pas acquises indéfiniment ». Cette « épreuve » lui offre également l’occasion de réfléchir à des projets personnels :

« Trouver un rythme de travail qui me permette potentiellement d’être aux trois-cinquième ou aux quatre-cinquième pour participer à d’autres activités un peu plus agricoles, écologiques, ou autres, à côté… Et bien, [la crise actuelle] remet un peu ça en avant et tend à voir si, potentiellement, ça marcherait. »

Et sa réflexion va plus loin car, de son point de vue, si la crise sanitaire arrive à prouver que son entreprise a la capacité de fonctionner avec l’ensemble de ses salariés en télétravail, Marc estime qu’il pourrait continuer à travailler de la même façon, à distance. Cela lui permettrait de s’installer en dehors de Paris ou d’adopter un mode de vie moins sédentaire, répondant ainsi à une forte aspiration personnelle. Plus exactement, son souhait serait « d’avoir un autre cadre de vie complètement différent », de s’installer dans un environnement plus rural. Et à ce jour, l’expérience de la crise lui ouvre des perspectives quant à la faisabilité du projet, et le rassure sur les arguments qu’il pourrait avancer face à son employeur.

Aussi, a posteriori, sa décision de quitter la région parisienne pour passer le confinement loin de chez lui, l’a fait réfléchir:

« Je me suis dit : d’en venir à vouloir fuir son chez soi, ça veut dire qu’on n’y est quand même pas… Normalement, un chez soi, c’est un peu un refuge où on doit se sentir bien. Donc, c’est là où ça m’a remis en question sur le fait que, oui, je me suis habitué à la vie parisienne, mais euh… c’est pas pour ça que c’est l’endroit où j’ai vraiment envie d’être pour pouvoir tout affronter. »

Marc exprime alors un sérieux doute concernant la situation actuelle de son « chez soi ». Il se rappelle d’ailleurs les visites d’appartements qu’il a faites avant le passage en confinement, et explique qu’à aucun moment, il ne s’est imaginé s’approprier un de ces logements pour en faire son propre espace personnel, son cocon rassurant. Finalement, cette expérience de confinement aura permis à Marc de renforcer des aspirations personnelles profondes, celles d’accéder un jour à un environnement et à un habitat plus ouverts sur des espaces naturels, plus proches de « la montagne ou [de] la forêt » ; un lieu qu’il pourra enfin désigner comme « chez soi ».

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